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Impact environnemental du numérique

Publié le 6 février 2024

2 min

Le numérique engendre des impacts environnementaux notables, notamment par sa forte empreinte carbone et la consommation accrue de ressources, nécessitant ainsi des pratiques de sobriété numérique pour limiter cet impact. Les actions visant à prolonger la durée de vie des équipements, réduire la consommation et privilégier l’usage d’équipements reconditionnés constituent des moyens prioritaires pour réduire les conséquences environnementales du numérique.

Lecteur fourni par Orange Mastermedia. Le lancer lui transmet des données de navigation.

Julia Meyer présente dans cette vidéo le sujet de l’impact environnemental du numérique.

Le numérique a transformé la vie de nombreuses personnes en offrant de nouveaux moyens de communication, d’optimisation des processus, d’accès à la connaissance et de divertissement. Cependant, ces innovations requièrent des ressources et de l’énergie à la fois dans sa fabrication et dans l’utilisation

Sans action, les impacts environnementaux liés au numérique pourraient augmenter de 45% d'ici 2030 et tripler d'ici 2050

Aujourd’hui, le numérique représente 2,5% des émissions de gaz à effet de serre en France et engendre également 10% de la consommation électrique, notamment via nos équipements tels que smartphones, ordinateurs et téléviseurs, responsables de 79% de l’empreinte carbone totale, surpassant ainsi les datacenters et le réseau, respectivement à 16% et 5%. Bien que ces équipements consomment de l’électricité pendant leur fonctionnement, c’est leur phase de fabrication qui impacte le plus l’environnement, représentant jusqu’à 80% de l’empreinte carbone globale. Au-delà de l’empreinte carbone, le numérique affecte considérablement la consommation de ressources, en particulier minérales et minières. Par exemple, l’usage numérique d’une personne en France nécessite environ 949 kilos de ressources par an. Sans actions pour réduire cette consommation, les impacts environnementaux liés au numérique pourraient augmenter de 45% d’ici 2030 et tripler d’ici 2050. Ainsi, une pratique de sobriété numérique s’avère être le premier levier pour limiter notre empreinte numérique : réévaluer nos habitudes et prolonger la durée de vie de nos équipements en les réparant en cas de panne, ainsi que favoriser l’utilisation d’équipements reconditionnés.

Nous les citons

  • Julia Meyer

    Julia Meyer est ingénieure numérique responsable à l’Ademe, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.