Parlons Tech, épisode 15 avec :
Isabelle Albertalli
directrice Climat - Bpifrance
Olivier Maffrand
CEO - Singulair
Aurélien Verleyen
responsable stratégie IA chez Vif software et fondateur de Dataswati
En 2023 l’industrie représentait 18% des émissions de gaz à effets de serre selon le Haut conseil pour le Climat. Pour s’orienter vers des objectifs de neutralité carbone, les industriels doivent faire des choix de transformation conséquents. Ces choix, parfois technologiques, accompagnent les sites de production et tout leur écosystème dans la compréhension de leurs consommations et impacts énergétiques.
Le jumeau numérique représente et matérialise la ligne de production pour mieux en comprendre le fonctionnement et appréhender la surconsommation de matière
Réduire 35 millions de tonnes de CO2 d’ici 2030 à travers des leviers énergétiques (électrification, bioénergie, mix énergétique, amélioration de l’efficacité énergétique. Design, écoconception mais également des solutions technologiques, souvent appelées Greentech. En 2023, 3 milliards d’euros ont été investis dans les Greentech dans des secteurs comme la protection des écosystème, industrie verte, mobilité propre et nouvelles énergies.
Tirer profit du jumeau numérique
Pour Isabelle Albertalli, le numérique, à travers des société et start-up spécialisées dans les Deeptech, est ainsi un moyen d’aider ces différents secteurs à mieux piloter l’énergie et la manière dont les ressources sont consommées grâce à la modélisation de la complexité des système industriels.
Le jumeau numérique représente et matérialise ainsi la ligne de production pour mieux en comprendre le fonctionnement et appréhender les problèmes de performances comme la surconsommation de matière. Couplé à l’intelligence artificielle, le jumeau numérique offre des opportunités de recommandation et de réglage fins pour les opérateurs, explique Aurélien Verleyen, Responsable stratégie IA chez Vif software et fondateur de Dataswati.
Coupler IoT et IA
Couplé à l’Internet des Objets, l’IA offre des possibilités avancées en matière de maintenance prédictive. Chez Singulair, une start-up créée par Olivier Maffrand, des drones des drones sont utilisés pour inspecter les éoliennes et des outils d’intelligence artificielle sont capable de repérer automatiquement les dommages ou défaut, et de générer automatiquement des rapports d’inspection. Cela permet de cibler au mieux les réparations et les coûts de production d’une énergie décarbonée.
Nous les citons
Isabelle Albertalli
Diplômée de l’Ecole Polytechnique en Sciences et Défis de l’environnement, Isabelle Albertalli développe son expérience d'ingénieure dans des grands groupes à l'étranger. Titulaire d’un MBA à l'INSEAD elle conduit ensuite des missions stratégiques dans le domaine public. Elle dirige et déploie désormais le Plan Climat de Bpifrance pour accompagner et financer la transition écologique et énergétique du tissu économique français.
Olivier Maffrand
A la suite d’un double cursus en technologie et gestion des affaires, il s’engage dans les secteurs de l’édition (CCIP), puis du luxe (Richemont), et de l’aéronautique (Airbus). A l’issue du MBA qu’il suit à l’IESE Business School en 2004, il crée sa première spécialisée dans la maquette numérique appliquée au secteur du bâtiment. Plus tard, identifiant le besoin d’industrialisation des inspections d’éoliennes à travers le monde, Olivier créer Singulair en 2014 et intègre ensuite l’IA dans son offre.
Aurélien Verleyen
Avec plus de vingt ans d'expérience dans l'intelligence artificielle, il est fondateur de Dataswati — désormais intégrée à la société VIF— et a conçu PowerOP, une solution qui optimise les lignes de production des industries agroalimentaires. Il associé chez Time for the Planet et préside Ilô21, un incubateur dynamique pour les start-ups normandes. Il fait également partie du corps enseignant de LaborIA et forme dans des écoles prestigieuses comme Centrale Supélec.



