
Lecteur fourni par Orange Mastermedia. Le lancer lui transmet des données de navigation.
85% des élèves ont déjà utilisé ChatGPT pour faire leurs devoirs, poussant certains enseignants à ne plus donner de travail écrit à la maison. Mais cette utilisation de l’IA permet-elle vraiment d’apprendre ? Et faut-il s’effrayer d’une irruption de l’IA en éducation ?
Grâce à certaines techniques de machine learning, l’algorithme apprend, au fil des traces d’apprentissage laissées par l’élève, à s’ajuster à son niveau
L’IA ne se réduit pas à ChatGPT et de nombreux systèmes d’IA permettent de jouer un rôle essentiel dans l’éducation. Pour les élèves tout d’abord, l’IA va permettre de personnaliser les parcours d’apprentissage. Quand un élève décroche à l’école, c’est parce que les activités qui lui sont proposées ne sont pas ajustées à lui. Soit c’est trop difficile et il ne comprend plus, soit c’est trop facile et il s’ennuie. Grâce à certaines techniques de machine learning, l’algorithme apprend, au fil des traces d’apprentissage laissées par l’élève, à s’ajuster à son niveau. Il peut lui donner alors non seulement des exercices adaptés, ni trop faciles ni trop difficiles, mais aussi des indices, des feedbacks personnalisés ou bien encore des messages motivationnels pour l’encourager ou au contraire l’aider en cas de difficulté. Il s’agit d’apprentissage par renforcement.
Pour les enseignants également, l’IA peut constituer une aide précieuse. Que ce soit pour l’évaluation, ou pour mieux connaître leur classe grâce au retour d’informations sur les progrès des élèves, leurs difficultés, leurs blocages., etc. Certaines techniques d’IA, comme le clustering, permettent de regrouper les traces d’apprentissage proches en cluster et de constituer ainsi automatiquement, au sein des classes, des groupes d’élèves de profils similaires. Autant d’informations et de signaux faibles que l’enseignant ne pourrait avoir sans ces techniques d’IA. Grâce à son tableau de bord, l’enseignant peut alors prendre des décisions pédagogiques éclairées. Les IAs présentes dans les logiciels éducatifs doivent donc être paramétrées selon ces principes pour être véritablement efficaces en éducation.
Nous les citons
Catherine de Vulpillières
Professeure agrégée en lettres modernes, Catherine de Vulpillières a cofondé en 1998 les Éditions Lampsaque. En 2017, elle crée EvidenceB avec Thierry de Vulpillières, ex-directeur des partenariats éducatifs chez Microsoft. La société est une Edtech qui développe de nouveaux modules d’apprentissage adaptatifs au bénéfice des systèmes éducatifs.



